C’est maintenant au tour de Robert Buettner, l’auteur de Les Orphelins, de proposer son Portrait chinois.
Si vous étiez…
…une qualité ?
La persévérance (comme je l’appelle).
…un défaut ?
L’entêtement (comme ma femme l’appelle).
…un animal ?
Quelque chose qui hiberne.
…une œuvre d’art ?
Quelque chose d’accroché au Louvre. C’est le seul moyen pour moi de m’offrir un « lieu de résidence » à Paris.
…un son ou un bruit ?
Un applaudissement (sans ma femme) ; une symphonie (avec elle).
…une chanson ou une musique ?
Quelque chose de trop complexe pour être réduit à une sonnerie de portable.
…un mot ?
Un mot court, riche de signification.
…un livre ?
J’en suis déjà un. Un auteur dont l’essence n’est pas dans ses romans a échoué.
…une devise ou une citation ?
« Attends-toi au pire venant des dieux de la guerre et ils ne te décevront que rarement. »
— Général Jason Wander, narrateur de la série L’Orphelin
…un film ?
« La Course en Tête », un documentaire sur le cycliste Eddy Merckx.
…une période historique ?
La fin du Crétacé. Car, comme la vie, il fut plein de rugissements et de cris, suivi par une grande explosion, puis un silence glacial.
…un personnage de fiction ?
Yoda. Qu’est-ce qui pourrait être mieux que huit cents ans sans texto ?
…un corps ou objet céleste ?
« Piège à rats », une minuscule « lune » creuse qui existe dans les livres. Elle sert de carrefour interstellaire. Pourquoi Piège à rats ? Parce que j’ai rencontré tant de personnes intéressantes là-bas.

